Chapitre 19 – Chasseurs et proies

Edoyn

Les participants à la chasse avaient été répartis en groupes de quatre, chacun accompagné d’un serviteur des Wight pour les guider dans la vaste section du fief dédiée à la chasse. L’équipée des Archelon s’était dispensée de l’accompagnateur offert par leur hôte, car elle disposait de mieux qu’un guide : son propre maître veneur.

Fidèle à son habitude, Edoyn allait à pied bien que le reste du groupe fût monté, ce qui lui permettait de repérer plus efficacement les traces de passage d’animaux. Cela exigeait qu’il courre l’essentiel du temps, non seulement pour garder la même cadence que le groupe, mais surtout pour continuer de le devancer, détectant ainsi occasionnellement la présence de gibier avant que celui-ci ne soit alerté par le remue-ménage causé par les cavaliers.

Présenté comme un divertissement pour les invités de Lord Wight, l’exercice constituait néanmoins une sorte de compétition tacite entre les participants pour ramener la plus noble ou la plus grosse prise. Edoyn négligeait donc les innombrables petits animaux qu’il parvenait à surprendre, guettant plutôt le gros gibier qu’il était certain de parvenir à dénicher.

Au terme d’une heure de course et d’exploration, il fit signe au groupe de faire halte.
« Attachez vos chevaux ici. Ils ne nous seront pas utiles, et ils sont trop bruyants pour ce que nous avons à faire. »

Les deux chevaliers qui accompagnaient Grey et Mickolas, deux frères qui arboraient un fier phénix sur leur tabar, se regardèrent avec incompréhension, mais se rangèrent à sa décision après avoir constaté que les deux chevaliers de la maison Archelon suivaient respectueusement ses consignes. Tous attachèrent leurs montures à des arbres proches, puis s’éloignèrent de quelques dizaines de mètres, dans les pas du chasseur.

« Des cervidés viennent ici. » Il pointa du doigt des marques que seul celui qui sait ce qu’il cherche pouvait déceler. « Des petits. Des femelles. Là… un cerf. »

Ce dernier mot illumina les visages des quatre chevaliers.

« Le cerf est la plus noble des prises ! », commenta l’un des deux frères, l’aîné d’une ou deux années au plus. Celui-ci, qui répondait au nom de Talbar Lockhart, était un diplomate entraîné au maniement de la langue, même quand il ne faisait que citer l’évidence.

Son frère Marlon, lui, était un combattant aguerri.

Bien qu’ils se tinssent tous deux la poitrine haute et le dos droit avec une égale fierté, la distinction essentielle entre les deux se devinait imperceptiblement à leur physionomie : si Talbar était le plus noble, Marlon était le plus valeureux.

Ils étaient en quelque sorte les pendants respectifs de Grey et Mickolas -sauf que Grey était un manipulateur sournois, et Mickolas un tueur qui s’ignorait.

Tout ça en faisait des invités de choix pour un joli tournoi entre chevaliers, mais n’aiderait guère à la chasse, où ce qui importait était avant tout d’être furtif et patient.

« Cachons-nous là », indiqua Edoyn en pointant l’arrière d’un fourré à l’abri des vents.

Le groupe obtempéra, et Edoyn s’accroupit à leur suite, tous les sens aux aguets.

Tout était différent, de jour, mais Edoyn reconnaissait à la pente du terrain autour d’eux, une zone qu’il avait traversée la nuit-même, à la recherche d’un tout autre gibier.

*
**

Lorsque Septa Eleanne était arrivée au milieu de la soirée, échevelée, dans le vestibule de la salle de réception, Edoyn avait été le premier à l’apercevoir. Il s’était dirigé instantanément vers elle, comprenant à son hébètement et à l’état de sa chevelure l’anormalité de la situation. Après qu’elle lui ait expliqué l’agression qu’elle venait de subir, le réflexe primitif du chasseur avait été de tirer le coutelas denté qu’il portait en permanence à la ceinture, et il avait perçu une lueur dans le regard de la septa, qui s’était éteinte presque aussitôt. Elle lui avait alors demandé de plutôt avertir Grey et Mickolas, ce qu’il avait fait sans discuter.

Elle n’avait pas fini de raconter son histoire aux deux chevaliers, que s’approchaient le seigneur Alleister Wight et le mestre des Palamede, Narses. Lord Alleister avait immédiatement mandé son intendant pour faire rechercher l’agresseur, et ç’avait été le branle-bas dans le château. Mais une fois le seigneur parti, Eleanne avait pris un ton secret, et plus grave encore, pour leur révéler qu’elle avait mis la main sur le journal du mestre Owain… et qu’elle l’avait perdu lors de l’agression.

Ç’avait été au tour des yeux de Grey et de Narses de s’allumer d’une lueur avide, et tous deux s’apprêtaient à se lancer eux-mêmes dans la recherche, lorsqu’Edoyn avait simplement fait remarquer que si lui, avait commis un viol sur la propriété d’un seigneur, il ne serait pas resté dans l’enceinte de son château, à attendre qu’on vienne le cueillir.

Le petit groupe s’était alors séparé, Mickolas et la septa se précipitant vers les écuries, et Grey, Narses et Edoyn fonçant plutôt vers le pavillon de Barthelme, espérant l’intercepter avant qu’il ait pu fuir.

Ils arrivaient hélas trop tard, et la tente, encore décorée d’objets sans grande valeur, révélait assez clairement que son occupant avait quitté les lieux, précipitamment, et peu de temps auparavant. Des empreintes de sabot fraîches révélaient même la direction qu’il avait prise.

« Seriez-vous capable de le retrouver, même dans la nuit ? », avait interrogé le mestre. Edoyn avait fait une moue plutôt confiante, et Narses avait alors ajouté : « Je saurai négocier le journal ». Edoyn avait été sur le point de tirer son couteau de chasse pour indiquer que lui aussi saurait négocier le journal, mais Grey l’avait pris de vitesse en leur enjoignant de ne pas perdre un instant.

Les trois hommes se lançaient dans cette poursuite à pied, mais le fuyard ne pouvait guère bénéficier de la vitesse offerte par la monture dont lui, s’était équipé : dans la forêt dans laquelle il s’était enfoncée, l’obscurité régnante empêcherait toute allure imprudente. Equipés de torches empruntées au château, les poursuivants avançaient à bonne allure, la piste fraîche étant particulièrement facile à suivre pour un traqueur comme Edoyn. Et bientôt, ils entendirent un appel.

D’un même réflexe, les trois hommes avaient aussitôt couvert leur torche pour en dissimuler l’éclat. Edoyn avait simplement étouffé la sienne : si la proie était proche, il n’aurait pas besoin de lumière pour la débusquer.

L’appel retentit à nouveau. La voix de Barthelme, sans doute. Était-ce eux qu’il interpelait ?

Edoyn initia la reprise de la poursuite : l’objectif était proche.

Mais avec deux accompagnateurs patauds et inexpérimentés, l’atteindre par surprise était au-delà des talents d’Edoyn : leur pas était lourd, ils brisaient des branchages dans leur course négligente, ils avaient préféré conserver leur torche… Lorsqu’ils atteignirent Barthelme, celui-ci était naturellement en alerte : tenant sa bride d’une main ferme pour contraindre son cheval fébrile, il brandissait dans l’autre une courte arbalète chargée, qu’il pointait dans leur direction. Poignard dans la main gauche, épée bâtarde dans l’autre, Edoyn fut trahi pendant son approche par le cercle de lumière projeté par la flamme de Narses.

« Un instant, messers, du calme ! », intervint la voix du mestre derrière lui. Le chevalier et le chasseur se figèrent dans leur posture, l’un le doigt sur sa gâchette, l’autre prêt à bondir lames en avant.

« Nous sommes intéressés par… un objet, que possédait la septa Eleanne. Verriez-vous de quoi je veux parler ? »

Dans le clair-obscur animé par les lueurs des torches, Edoyn vit les yeux de Barthelme se plisser. Et un coin de ses lèvres moqueuses se relever.
« Cela se pourrait, mestre, cela se pourrait. »

« Si vous savez de quoi nous parlons, dites ce qu’est cet objet ! », intima Grey.

Le rictus de Barthelme s’accentua. Il était visiblement le genre d’homme qui aime jouer au chat et à la souris.
« S’agirait-il d’un objet en cuir, peut-être ? »

Seule la respiration profonde de Grey lui répondit.

« De la taille d’une main, par exemple ? »

Edoyn ne voyait pas à quoi tout cela rimait : il serait bien temps de vérifier s’il avait effectivement le journal une fois qu’ils l’auraient tué ou capturé. Bien sûr, il y avait le risque qu’il l’ait caché… Le bonhomme semblait être du genre à jouer ce genre de tour, s’il s’était douté que le carnet pouvait avoir de la valeur.

« Avec… des feuilles ? »

Le sourire de Barthelme était à présent plein, comme si tous les quatre discutaient, aimablement attablés autour d’un bon repas, et pas en plein milieu d’une forêt, les armes tirées, à la suite du viol qu’il avait commis sur une septa.

« Eh bien ? Qu’en offrez-vous ? » Son attitude était joviale, mais Edoyn remarqua que son arbalète n’avait pas dévié, et que son doigt restait toujours aussi tendu sur la gâchette.

« Que dirais-tu de : ta vie ? », lança Grey, sans le moindre soupçon de cordialité.

L’autre haussa un sourcil, puis fit la moue.
« Ça ne vaut pas grand-chose… Et puis je suis en mesure de la défendre plus chèrement que vous n’êtes sans doute prêts à la payer. »

Narses tira sur un cordon attaché autour de son cou, et ramena des profondeurs de sa coule une bourse de cuir noire. Il fit passer le cordon par-dessus sa tête, soupesa la bourse libérée, puis la jeta sans plus de discussion en direction du chevalier. Ce dernier dût relâcher un instant la bride de son destrier pour se saisir maladroitement de la bourse, et Edoyn se ramassa insensiblement, prêt à bondir pour profiter de l’opportunité que pourrait leur laisser l’animal. Mais Barthelme ne le perdait pas de vue, et sa main droite maintenait son arbalète dans sa direction. Son tir serait moins précis mais à trois mètres de distance, il ne le manquerait pas pour autant : Edoyn restait épinglé à sa position aussi sûrement que si le métal lui chauffait déjà la peau.

Barthelme déposa la bourse sur son aine, et fit jouer ses doigts dans l’ouverture pour en desserrer les cordons. Edoyn, qui gardait à l’esprit le récit d’Eleanne, ne put s’empêcher d’y voir une réminiscence obscène de l’agression, et son sang rugit à nouveau. Il se mit instinctivement à gronder.

L’autre jeta un coup d’œil à l’intérieur de la bourse.

« Tout est de ce métal », précisa Narses. « Je n’ai pas l’intention de le compter ici dans le bois pour savoir combien je peux vous offrir : je vous laisse le tout. Si vous voulez bien garder cet esprit de simplicité, nous pourrons repartir rapidement et tranquillement chacun de notre côté. »

Edoyn sourit intérieurement. On verrait plus tard qui repartirait, et dans quelle direction : les marchands pouvaient bien négocier, le chasseur, lui, n’avait pas abandonné l’idée de dépecer sa proie. Son visage tanné et crevassé avait néanmoins dû trahir ses pensées, car Barthelme répliqua :
« J’y suis tout disposé, mestre. Mais je sens votre chien tout tendu par sa chasse, et je n’aimerais pas qu’il me morde après que je me sois montré si aimable envers vous. Voudrez-vous bien lui dire de jeter ses vilaines armes de part et d’autre, loin et hors du champ de vos torches ? Je me sens toujours en meilleures dispositions pour me montrer urbain quand je ne crains pas de me faire mettre les tripes à l’air à cause d’antagonismes dépassés. »

Edoyn se contenta de lui opposer un silence hostile, raffermissant à l’inverse sa prise sur les poignées de ses lames.

Après un instant ténu, c’est la voix de Grey qui lui intima d’obtempérer.

Edoyn prit une profonde, froide inspiration. Il était clair que Grey comme Narses étaient bien plus intéressés par le carnet que par la réparation des torts causés par le chevalier crapuleux. La colère d’Edoyn était en train de muer, de se retourner contre ceux qui étaient censés être les membres de son camp, à lui, mais qui se révélaient bien prompts à s’entendre avec l’ennemi.

« Edoyn », insista Grey dans son dos, du même ton que s’il avait lui aussi tenu une arbalète pointée dans sa direction.

« Edoyn », répéta Barthelme, sourire mauvais sur les lèvres, le ton provocateur. Il plaça un œil dans l’alignement formé par la pointe de ses carreaux et sa cible.
« Vous savez, au point où nous en sommes de notre discussion, il n’y a plus réellement que la courtoisie qui me retienne de tirer. »

Il vint alors à l’esprit d’Edoyn que si Barthelme tirait et l’atteignait, il serait à peu près libre de faire ce qu’il voudrait ensuite : qu’il s’enfuie ou qu’il se lance à l’assaut, son destrier lui donnerait un furieux avantage sur ses deux derniers adversaires. Depuis le début de leur échange, c’était effectivement lui qui avait l’initiative, et cela lui permettait de provoquer un possible dérapage sans avoir à s’inquiéter de ses conséquences. Et seul Edoyn était certain de devoir en payer le prix si la situation dégénérait.

Le chasseur jeta ses armes de part et d’autre, à la lisière du cercle informe des torches.

« Tout le monde ne se sent-il pas plus en sécurité, d’un coup ? », interrogea Barthelme, faussement rhétorique. Il fit glisser sa main gauche vers le flanc arrière de son cheval, déboucla une sacoche qui se trouvait là, et tel un prestidigitateur à la foire, transforma la bourse qu’il tenait en un court carnet de cuir. Il se redressa sur sa selle et brandit le journal devant son visage.

« Voici pour vous, mestre. J’espère ne pas découvrir en comptant mes pièces que vous m’avez dupé, mais de toute façon… Je sais qui vous êtes, vous savez qui je suis… Aucun de nous n’aurait à gagner à causer de frustrations à l’autre, n’est-ce pas ? »

« J’ai toujours préféré me faire des amis que des ennemis », le rassura Narses, visiblement satisfait de la tournure des choses. C’était le mestre qui avait parlé, mais Grey aurait pu prononcer les mêmes mots : ces deux-là étaient du même bois, des négociateurs sans vergogne derrière leur façade de dignité éduquée.

Barthelme sourit, en coin. Celui-ci était un renard, mais il ne dissimulait pas sa malice derrière de faux-semblants : il l’affichait ostensiblement sur son visage, comme s’il mettait le monde au défi de ne pas se laisser prendre à ses pièges malgré tout. Il hocha la tête, satisfait également. Levant le journal à hauteur de ses yeux, il conclut :
« Ce petit échange que nous sommes en train de faire là solde nos comptes. Il garantit que nous nous quittons sans grief les uns envers les autres, et qu’aucun de nous n’ira répandre un quelconque fiel sur le dos de ceux avec lesquels il s’est entendu ce soir. S’il en allait autrement, à présent que nous avons conclu cet accord, l’honneur souillé des uns viendrait immanquablement souiller celui des autres. »

Disant cela, il scrutait avec attention les réactions de ses interlocuteurs, pour s’assurer que tous se comprenaient bien lorsqu’il proférait ces sortes de menaces.

*
**

« Ne devrions-nous pas être en train de traquer nos proies ? », interrogea Ser Marlon après à peine un quart d’heure d’immobilité.

Edoyn ne bougea pas même une oreille pour lui répondre, bien que ce manque de patience soit en train de lui faire perdre la sienne.

« Nous pourrions courir dans la forêt comme des déments pendant des heures sans débusquer le moindre gibier », tança le chasseur. « Ce que nous faisons, là, c’est traquer nos proies ».

Puis, un nouveau quart d’heure de silence immobile plus tard, il ajouta, comme poursuivant le fil d’une conversation ininterrompue :
« Parfois, gagner du temps, c’est savoir accepter d’en perdre. »

Comme une ponctuation, un reniflement rauque lui répondit au loin.

Edoyn leva un doigt, suffisant pour intimer un silence immédiat à tout le groupe. Puis, il le pointa vers la source du grognement : à une cinquantaine de mètres d’eux se trouvait un sanglier.

Mickolas avait déjà bandé son arc et engagé une flèche : sur un signe de tête de Grey, il tira et atteint sa cible, qui émit un couinement à la fois surpris et outragé.

Aussitôt, ce fut le branle-bas : les quatre chevaliers se précipitèrent d’abord vers leurs montures, tandis que l’animal commençait à détaler vers le côté. Edoyn s’élança à sa rencontre, à pied, faisant mine d’interrompre la trajectoire du sanglier pour perturber sa course. Certainement pas intimidée par la seule silhouette du chasseur, la bête réajusta néanmoins son orientation, piétinant un instant, hésitant à se jeter droit sur l’obstacle pour s’en débarrasser.

Le cœur d’Edoyn battait à tout rompre, de terreur et d’euphorie. C’était ça, vivre !

Chaque seconde perdue par la proie avait été une seconde gagnée pour ses poursuivants.

Déjà s’approchait un cavalier, le plus rapide. Dans un tonnerre de sabots, Ser Marlon rejoignit l’animal embusqué et dans un mouvement acrobatique, il se pencha sur le flanc de sa monture pour planter sa pique dans le train du sanglier. Celui-ci poursuivit sa fuite en poussant des grognements rauques, furieux et terrifiés. La pique de Marlon toujours fichée dans une cuisse, il se déplaçait à présent beaucoup moins vite, ce qui permit à Mickolas de le rejoindre à son tour. Ajustant son attaque, le maître d’armes attendit de se trouver parfaitement à la verticale au-dessus de sa cible pour la frapper : la pointe de sa lance traversa les os et les chairs de l’animal, le transperçant littéralement jusqu’à se ficher ensuite dans le sol, sous lui.

L’arme fut instantanément arrachée du sol par le poids de l’animal lancé en pleine course et que l’inertie propulsait encore en avant. Projeté lourdement sur un flanc, glissant sur les feuilles déjà tâchées de son sang, le sanglier interrompit définitivement sa course dans un râle mêlé d’aigus et de graves.

Edoyn s’approcha d’un pas sûr tandis que les chevaux le dépassaient, se pencha sur l’animal, et l’acheva d’un unique coup de poignard en plein cœur, parfaitement ajusté. Puis il se redressa, souriant, et, les mains sur les hanches, attendit que tous le remercient pour leur avoir permis cette prise. Mais les chevaliers n’échangeaient des congratulations qu’entre eux, félicitant Marlon pour l’audace de son assaut, puis Mickolas pour la folle puissance de son coup de grâce. Les deux intéressés rivalisaient de noble humilité pour reconnaître à l’autre tout le mérite de leur succès, sans prêter la moindre attention au chasseur.

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